Ensemble d’oeuvres provenant de collections particulières: L’Oeil de J.D.J. J.D.J., un historien d’art passionné, commissaire d’exposition, a conseillé pendant plus de 30 ans un groupe de collectionneurs. Ceux-ci ont constitué sur ses conseils un ensemble d’oeuvres qui seront dispersées aux enchères le samedi 31 mars 2012 à Drouot-Richelieu, Salle 9, à 14h30. Cette vente présente le regard de ces collections sur l’Art Moderne avec des œuvres ayant figurées dans des expositions historiques, et reproduites dans de nombreux ouvrages de références en France et à l’étranger. Dans cette vacation figureront des artistes tels que Gaston Chaissac, Michel Macréau, Anselme Boix-Vives, Aristide Caillaud… Gaston CHAISSAC(1910-1964) Gaston Chaissac est né le 13 août 1910 à Avallon (dans l’Yonne) en France d'une famille d’artisans, Gaston Chaissac est un peintre autodidacte. Venu à Paris en 1937, il rencontre le peintre Otto Freundlich et sa femme Jeanne Kosnick-Kloss qui l’encouragent et lui organisent en 1938 sa première exposition personnelle à l’Arc en Ciel. Remarqué par Dubuffet, il fut le compagnon du début de l’aventure de l’Art Brut et exposa à la Galerie Drouin où il participa à l’exposition historique : « L’Art Brut préféré aux Arts Culturels» en 1949. Retiré en Vendée, il entretient une abondante correspondance avec de nombreux écrivains et artistes tels que Jean Paulhan, Raymond Queneau, Albert Gleize, André Lhote… Il développe son art de récupération de matériaux et de peintures vivement colorées. Tout un univers rural poétique qui dans les dernières années se révèle sous la forme totémique. Il est mort le 7 novembre 1964 à La Roche-sur-Yon en Vendée à l’âge de cinquante-quatre ans. "Sans gestes théâtraux, ni mise en scène phénoménale, il n'y a qu'à parcourir certaines pistes qu'on reconnait bien vite quoique à peine visibles et on revient avec des richesses pour son pays, pour la terre entière. Ma peinture rustique moderne est encore assez pauvre mais dans une vingtaine d'années j'espère qu'elle sera riche, presque autant que la terre." Citation de Gaston Chaissac (1946). Gaston CHAISSAC(1910-1964) (photo N°1) Christ Manchot, 1964. Sculpture totémique. Huile sur bois, signé et portant l’inscription « de Max Mion et Chaissac » 134 x 32 cm Exposition : -Gaston Chaissac 1910-1964, rétrospective, Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle, Alençon, 17 juin-18 septembre 1988. Reproduit sous le n°49 page 36. -Fétiches & Fétichisme, 24 juin-13 septembre 1998. Reproduit sous le numéro 12. -Démons et Merveilles, Musée Jakovsky, Nice, 25 juin-4 novembre 2002. Reproduit en couleurs page 69. - Gaston Chaissac 1910-1964, rétrospective, Le Grenier à Sel, Avignon, 15 août-26 octobre 2003. Reproduit en couleurs page 77. Estimation : 50 000/60 000 € Gaston CHAISSAC(1910-1964) (photo N°2) Composition au grand visage, 1963. Ripolin sur papier marouflé sur toile, signé en bas à gauche. 100,5 x 64 cm Exposition : -Fischer Fine Art Limited, Londres, 1986. (étiquette au dos) -Démons et Merveilles, Musée Jakovsky, Nice, 25 juin-4 novembre 2002. Reproduit en couleurs page 67. -"Gaston Chaissac", Rétrospective ,Centre d'Art Contemporain d'Istres 24 novembre1994 – 18 février 1995. Reproduit au catalgue. - Gaston Chaissac 1910-1964, Rétrospective, Le Grenier à Sel, Avignon, 15 août-26 octobre 2003. Reproduit en couleurs page 118. Estimation : 30 000/40 000 € Michel Macréau (1935-1995) Encouragé par Raymond Cordier et Cérès Franco, il se consacre à la peinture à la fin des années 50. Dans la fièvre créatrice, il délaisse les pinceaux pour le tube qu’il presse directement sur toute sorte de supports : drap de lit, toile de jute, planches… Précurseur du « graffiti », sa peinture violente et impudique séduit de grands collectionneurs tels que Georges Pompidou. Retiré dans le Berry, loin de la vie parisienne artistique, il fut redécouvert dans les années 80. Personnage tourmenté, il construit autour de son œuvre le journal intime de sa vie où une orthographe cabossée enlumine des personnages souvent hallucinés. Michel Macréau (1935-1995) (photo N°3) Sans titre, 1966. Huile sur toile, signée et datée en bas à droite. 113 x 87,5 cm Exposition : -Michel Macréau, rétrospective, Maison de la Culture André Malraux, Bourges, 1995. -Michel Macréau, rétrospective, Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle, Alençon, 1996. -Michel Macréau, Centre d’Art Contemporain, Istres, 17 janvier-9 mars 1997. (étiquette au dos) - Têtes à Têtes, Musée Jakovsky, Nice, 25 juin-3 novembre 2003. Reproduit en couleurs page 157. - Les Apprentis Sorciers, Musée Jakovsky, Nice, 19 juin-2 novembre 2009. Reproduit en couleurs page 43. Estimation : 20 000/30 000 € Anselme Boix-Vives (1899-1969) Ancien berger catalan, Anselme Boix-Vives est venu à l’âge de 15 ans en France, et s’installe à Moutiers. D’abord ouvrier, puis marchand de fruits et légumes. Anselme Boix-Vives avait un idéal qu’il a poursuivi toute sa vie, un idéal humaniste et utopiste, un rêve de paix universelle dont il rédigea le manifeste « La Paix dans le Monde ». À la retraite, il se mit à peindre son paradis sur terre. Il est très vite remarqué par les peintres Cobra, dont Corneille, et par André Breton, pour son univers luxuriant où cohabitent le monde animal, végétal et ses personnages lunaires. Créateur habité, il réalise en 7 ans plus de 2 000 Œuvres. Anselme Boix-Vives (1899-1969) (photo N°4) Sans titre Gouache sur papier marouflé sur toile, signé en bas à droite. 92 x 67,5 cm Expositions : -Anselme Boix-Vives, Rétrospective, Centre d’Études Catalanes, Paris, 1 octobre-10 novembre 1990. -Anselme Boix-Vives, Rétrospective, Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle, Alençon, 23 juin-30 septembre 1990. -Anselme Boix-Vives, Rétrospective, Musée du Vieux Château, Laval, Été 1991. -Anselme Boix-Vives, Rétrospective, Musée L’Aracine, Neuilly-Sur-Marne, 28 septembre-2 décembre 1991. Estimation : 2 000/3 000 € Aristide CAILLAUD (1902-1990) Né le 28 janvier 1902 à Mauléon, d'un père ouvrier de ferme et d'une mère qui tissait des mouchoirs à Cholet, Aristide Caillaud entre en 1914, avec le soutien de son oncle (prêtre), au collège de Châtillon-sur-Sèvre. En 1937, il s'installe à Paris. Pour subsister il exerce différents métiers, dans l'épicerie aux Batignolles, dans la charcuterie que tient sa femme à Asnières. Mobilisé en 1939 à La Roche-sur-Yon comme lieutenant d'un régiment de Tirailleurs tunisiens, Il est fait prisonnier et est emmené en captivité dans un «oflag » à côté de Dresde. Il fait la connaissance de son voisin de chambrée, Max Ingrand, le maître verrier, qui l’initie à la peinture. Il réalise en 1941 ses premiers dessins et participe en 1944 à la décoration de la chapelle du camp. Libéré mais malade, Caillaud recommence à peindre en 1946 et expose au Salon des artistes libérés. En 1949 il participe à l'exposition de l'«Art brut préféré aux Arts Culturels » de Dubuffet. A partir de 1950 il réalise ses premières expositions personnelles dans les galeries parisiennes. Sa peinture chatoyante est à la charnière de l’Art Brut et de l’Art Naïf. «Lorsque je peins, mon tableau vient lentement comme un arbre qui pousse dans un rêve » Aristide Caillaud Aristide CAILLAUD (1902-1990) (photo N°5) La Maison des Aïeux, 1964. Huile sur toile, signée en bas à droite. Titrée, contresignée et datée au dos sur le châssis. 100 x 81 cm Exposition : Démons et Merveilles, Musée Jakovsky, Nice, 25 juin-4 novembre 2002. Estimation : 6 000/8 000 €